webleads-tracker

Nouvelle réforme pénibilité, manque à gagner pour les salariés ou l’employeur ?

Home silde 2

En quoi consiste la nouvelle réforme pénibilité proposée par le gouvernement ?

Premièrement, cette réforme implique le retour à 6 critères de pénibilité au lieu de 10 depuis 2016. Les 6 critères qui seraient conservés dans cette nouvelle réforme sont le travail de nuit, le travail répétitif, le travail en horaires alternants, le travail en milieu hyperbare, le bruit et les températures extrêmes. Les critères ne faisant plus partie de cette réforme sont donc la manutention de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques.
Le mode de financement du compte pénibilité serait également modifié. Ce financement passerait donc par la branche d’accident du travail et maladie professionnelle de la sécurité sociale.

Quid pour les collaborateurs exposés aux critères supprimés…

Les collaborateurs exposés aux critères évincés de la nouvelle réforme pourront tout de même partir en retraite anticipé. Ils le pourront suite à une visite médicale et lorsque« une maladie professionnelle aura été reconnue » et que le « taux d’incapacité permanente excède 10% ». Un coup dur pour les syndicats alors que la ministre du travail, Muriel Penicaud était très attendue sur les sujets de prévention, bien-être au travail et QVT.

Une baisse des cotisations ? Oui….. Mais

pénibilité

pénibilité

Suite à la suppression de ces critères, les entreprises auront donc moins de cotisations à payer dédiées au compte pénibilité MAIS… Selon une enquête Rehalto su l’absentéisme au travail, celui-ci est une constante progression depuis 3 ans et les arrêts de travail constituent un véritable problème notamment organisationnel pour l’entreprise. Selon cette même étude 1 salarié sur 4 arrêtés en 2017 l’a été à cause de son travail dont 42% à cause de l’environnement physique. De plus, les arrêts affectent plus les secteurs du transport et des ouvriers ainsi que les séniors, salariés extrêmement touchés par cette nouvelle réforme. Voyant leurs portes de sortie vers un poste moins pénible s’envoler avec le compte pénibilité, ils pourront être plus enclins à prendre un arrêt de travail afin de préserver leur santé physique. L’espérance de vie ayant significativement augmenté, le but n’est pas d’accéder à une retraite tant attendue avec des maux  insupportables dû aux vibrations ou à des difficultés à se déplacer.

Alors comment faire pour prévenir ce phénomène ?

Il faut avant tout que les RH, QSE, Préventeurs, chefs d’entreprises s’investissent afin de soulager ces salariés exposés. Une approche plus individuelle et personnalisée permettra de mieux cerner les difficultés des métiers de collaborateurs et d’établir un plan d’action sur les changements à effectuer. Selon EU-Osha, 1€ investi dans la prévention rapporte plus de 2€ en moyenne… Plutôt rentable comme investissement!

L’idéal serait quand même que le gouvernement accompagne les entreprises afin de valoriser les bons élèves et pénaliser les mauvais, tout comme le proposait initialement le système pénibilité, qui faisait cotiser les entreprises exposant leurs salariés via des cotisation additionnelles.

Selon une étude d’une filiale du cabinet Atequacy, une entreprise sur 4 ne possède pas de plan d’action suite à l’établissement de son DU, il est donc grand temps de s’y mettre ! Entre réduction de l’absentéisme, augmentation de la fidélité des salariés, baisse des cotisations d’accident du travail… Les entreprises ont tout à y gagner.

De plus, la transformation digitale des entreprises est une aubaine pour s’y mettre, les tâches chronophages et rébarbatives sont automatisées, notamment de la fonction RH, ce qui permet de dégager du temps pour plus d’individualisation dans les relations avec les collaborateurs.

Pour être contacté(e) par un conseiller CLIQUEZ ICI