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Tarification des accidents du travail, on en est où ?

“Jouer la sécurité est le choix le plus risqué que l’on puisse faire.”

Cette citation de Sarah Ban Breathnach nous invite à nous remettre en question sur notre façon d’agir en matière de sécurité. Nous savons à quel point cela est important, et d’autant plus en ce qui concerne nos collaborateurs. C’est justement un sujet phare en cette semaine thématique de l’absentéisme ! Je vous invite, en ce sens, à découvrir l’une des stratégies mises en place par le ministère du travail depuis déjà sept ans, afin de tarifer chaque année les taux de maladies professionnel et accidents du travail en trop.  

Des grilles tarifaires toujours plus croissantes

Certes, aujourd’hui les grilles tarifaires des accidents du travail sont en hausses. En effet, depuis l’année 2011, un arrêté a été fixé vis-à-vis des coûts pour les accidents du travail et les maladies professionnelles (AT/MP).

Le concept est simple : en fonction du nombre de  personnes victimes d’AT/MP au sein de votre structure,  un barème est fixé. Le dépassement de ce dernier peut valoir une addition salée!  Et pour cause, la grille tarifaire de l’année 2018, pour un accident, peut se voir valorisé jusqu’a 798 251 €, soit, un surcoût de plus de 35 000€ pour tout employeur, et à l’année.

Ce mécanisme est calculé en fonction du nombre de salariés victimes d’AT/MP de par le nombre de jours d’arrêts. Pour être plus claire : à chaque accident, selon  la  gravité, correspond un coût moyen, qui est publié chaque année au mois de décembre dans un « journal officiel ». Même en cas de rechute, un accident ne sera imputé qu’une seule fois.

Le taux de cotisation des accidents du travail est aujourd’hui très élevé, et ne fait qu’augmenter depuis 2011. Nos entreprises sont donc de plus en plus actrices d’accidents au sein de leurs activités.

Les accidents du travail, en est où ?

Mais quel en est donc la cause, pourquoi un tel barème a t’il était mis en place depuis déjà 7 ans ? De plus en plus de personnes seraient-elles victimes d’accidents du travail ?

En effet ! Une étude de la commission d’experts du bureau international du travail indique qu’un travailleur succombe toutes les quinze secondes à une maladie professionnelle, ou après un accident du travail, dans le monde. Grosso modo, cela fait 6300 décès par jours et 2 millions par ans. Mais tout de même ! Un collaborateur toute les 15 secondes, vous rendez-vous compte ? Cela représente donc 860 000 personnes qui se blessent chaque jour en travaillant. Et pour couronner le tout :

2 600 milliards ! C’est le nombre d’euro dépensés chaque année afin de combler le temps de travail perdu. En effet, le résultat d’une telle étude laisse à penser qu’une grille tarifaire des AT/MP sait trouver sa place au sein de nos structures. Les secteurs du BTP, du transport et de l’agriculture demeurent les plus sensibles aujourd’hui.

En France, en revanche, le nombre collaborateurs victimes d’ATMP est en baisse : on estime d’ailleurs 30 % d’accidents de travail en moins chaque année. D’un manière générale, les entreprises se montrent plus prévoyantes et les salariés sont plus attentifs aux consignes de sécurité. 

Comment contourner cet obstacle ?

Outre l’énorme perte de temps et d’argents engendrée par un surcoût des accidents du travail, certains grands groupes, tel que Serge Ferrari, témoigne :

« La sécurité est dans nos gènes et le bien-être au travail est un des fondamentaux de la politique de l’entreprise. Nous ambitionnons ainsi d’offrir à chacun de nos salariés les conditions de travail les plus favorables. Placés ainsi dans les meilleures dispositions, nos collaborateurs sont à la fois plus réactifs, plus motivés et tout le monde est gagnant » nous dit Luc TAMAGNO.

Il existe des outils d’analyse grâce aux quel nous pouvons tirer notre épingle du jeux, et préserver la santé de nos salariés.

 

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